Jusqu’à la Révolution française, seuls 2 repas/jour étaient consommés, le 1er vers midi et le 2ème entre 17 et 18h. C’est une autre révolution, industrielle cette fois-ci, qui va faire évoluer les habitudes alimentaires des Français. A l’usine les journées sont en effet très longues et, pour éviter d’avoir trop faim, les ouvriers commencent à manger avant de partir travailler.
Cette pratique avait préalablement été adoptée par les bourgeois au 18ème siècle, son attrait reposant alors sur la consommation de nouveaux breuvages exotiques comme le café et le chocolat. Si l’on remonte encore un peu plus loin, des premières formes de petit déjeuner apparaissent dès la Renaissance où les plus aisés aimaient tremper du pain beurré dans du lait. Jusqu’au 19ème siècle, époque où le terme est définitivement adopté, les ouvriers accompagnaient eux leur pain de soupe, voire de vin.
Ce n’est finalement qu’après la Seconde Guerre mondiale que le petit-déjeuner tel que nous le connaissons aujourd’hui devient incontournable. En 1945, il est en effet offert aux enfants lors de leur arrivée en classe le matin et, 10 ans plus tard, la distribution de lait est instaurée dans les écoles.
Composition
Appelé « continental » dans les hôtels, le petit déjeuner traditionnel français mets à l’honneur la star des pains de l’Hexagone : la baguette.
Des tartines agrémentées de beurre, confiture ou miel sont dégustées avec 2 boissons, une chaude (café, thé ou chocolat) et une froide (généralement un jus de fruit frais, notamment d’oranges pour un maximum d’énergie).
Un autre élément phare de la gastronomie française est aussi présent autour de la table matinale : les viennoiseries. Croissants au beurre, pains au chocolat, brioches ou encore pains au raisin accompagnent les 58 millions de petits déjeuners pris en France chaque jour, 92% de ceux-ci étant pris à domicile.
A partir du petit-déjeuner traditionnel se développe, selon l’âge et le profil des Français, de plus en plus de déclinaisons :
Quelle que soit la formule suivie en semaine, le week-end marque généralement un retour à la gourmandise pour la majorité des Français : comment en effet résister aux pains, viennoiseries et pâtisseries s’étalant dans les vitrines des 33 000 boulangeries réparties sur tout le territoire.
Valérie de Comme des Français
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Pour aller plus loin :
. La baguette
. Une autre tradition gastronomique française
. La tendance du Do it yoursel culinaire