Si c’est à Charlemagne que l’on doit l’ordre de cultiver l’anis dans les couvents et les monastères (en 812), ce sont surtout ses lointains successeurs qui apprécièrent la dragée obtenue, un siècle plus tard, par les moines de Flavigny après qu’ils eurent l’idée d’enrober les graines d’anis dans du sirop de sucre. La plante initialement appréciée pour ses propriétés digestives devint ainsi plus digeste et facile à consommer.
C’est d’ailleurs sous cette forme que le bonbon connaitra un véritable essor au 16e siècle, sa consommation à la cour par Catherine de Médicis boostant notamment sa production. Bien après Blanche de Castille, la reine consort l’utilisait pour rafraichir son haleine. Elle fut suivie par Anne d’Autriche qui découvrit la petite dragée lors d’un pèlerinage dans le Lubéron. Son fils Louis XIV l’apprécia à son tour, on rapporte même qu’il en avait toujours sur lui ! Ultime preuve du plébiscite rencontré par cette petite sucrerie au 18e siècle : elle fut offerte à Georges III, roi d'Angleterre, lors d'un traité de paix en 1763.
La maîtrise d’un savoir-faire rare (la dragéification), une tradition ancrée sur un territoire et une production entièrement française : ces 3 critères ont permis aux Anis de Flavigny d’obtenir cette distinction en 2017. La manufacture - les bonbons sont produits de manière artisanale depuis toujours - est également classée « Site remarquable du Goût » depuis 1992.
La fabrique d’Anis regroupe en effet un riche patrimoine en un seul lieu avec :
Autant d’endroits accessibles aux visiteurs pour un plongeon dans l’histoire de ce bonbon s’exportant désormais bien au-delà de nos frontières. Après avoir été la toute première sucrerie vendue dans le métro parisien, elle est en effet maintenant appréciée en Amérique, en Asie et dans toute l’Europe. Pour en savoir plus sur ce bel exemple de réussite française et programmer votre visite à Flavigny-sur-Ozerain, rendez-vous sur ce site.
Valérie de Comme des Français
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