L'art de vivre français a son site Vivre en France comme des Français

STORY

Created by potrace 1.16, written by Peter Selinger 2001-2019

Le billard premium made in France

Pas de plastique, pas de série, pas de standard, juste du bois précieux, des mains habiles et une tradition qui remonte au 17e siècle. Le billard français, fabriqué à la main, est bien plus qu’un meuble de jeu : c’est un héritage, un art de vivre, un objet de salon qui raconte l’élégance française.

Un jeu d’origine royale devenu un art de vivre

Le billard tel que nous le connaissons est né en France au 18e siècle.

À Versailles, sous le règne de Louis XIV, ce jeu de stratégie et de précision était joué dans les salons privés du roi. Symbole de raffinement, il s’invita au 19e siècle dans les cafés littéraires, les clubs privés et les hôtels particuliers.

C’est à cette époque que Napoléon, en véritable passionné de ce loisir associant pouvoir et réflexion, fit installer un billard dans chacune de ses résidences (Tuileries, Fontainebleau, Saint-Cloud).

L’un de ses successeurs aux plus hautes responsabilités de la France, François Mitterrand, y jouait lui aussi souvent dans sa résidence de Latche car, disait-il, cela l’aidait à réfléchir et à prendre du recul.

Pour Jean Cocteau, le billard était plus apprécié pour sa dimension conviviale.
Autour de l’emblématique table recouverte de feutre vert, il réunissait notamment Pablo Picasso, André Gide ou encore Arletty dans sa villa de Milly-la-Forêt pour de longues parties stimulant à la fois les conversations et l’inspiration.

Autre artiste français amateur de cette intemporelle activité ludique : Serge Gainsbourg qui, dans son appartement parisien aujourd'hui visitable, en jouait souvent, seul ou avec des amis. Un moyen pour lui de se concentrer et de se détendre entre 2 enregistrements de disque ou 2 tournées.

Yves Saint Laurent l'appréciait également pour se détendre dans sa maison de villégiature à Marrakech. Nul doute que le célèbre couturier était aussi sensible à l’élégance de cet objet, fruit d’un précieux et préservé savoir-faire. 

L’artisanat français au cœur du billard premium

Du château de Versailles aux salons d’aujourd’hui, les artisans du billard perpétuent un art séculaire. 

Dans des ateliers discrets, souvent en Normandie, en Alsace ou en Provence, ils respectent notamment ces 4 piliers de production :
  • Le choix du bois : souvent collecté dans des forêts locales et nécessitant un séchage de plusieurs années, il est principalement issu du hêtre, du chêne ou du noyer.
  • L’assemblage : comme les meubles d’ébénisterie du 18e siècle, il se fait sans vis et sans colle, juste avec des tenons et des mortaises. 
  • Le feutre : en laine, tissé à la main et teinté naturellement, il est historiquement vert.
  • La finition : chaque billard est unique, parfois gravé au nom de son propriétaire et, toujours, bien huilé et ciré pour une conservation optimale. 

S’il faut être patient en jouant au billard, cette qualité est aussi de mise pour s’en procurer un. Pièce ajustée à la main, angle vérifié, surface minutieusement poncée : les Billards made in France nécessitent un délai de 3 à 6 mois avant de pouvoir embellir son salon de cet objet aussi prestigieux qu’un meuble.

Depuis 4 siècles, le billard français raconte une histoire de mains, de bois, de roi et de culture. Lieu de tension et de stratégie dans une scène du film "Le Samouraï" (Jean-Pierre Melville, 1967), de flirt et convivialité dans "Les Parapluies de Cherbourg" (Jacques Demy, 1964) ou encore de mémoire et de sérénité dans "Les Choses de la vie" (Claude Sautet, 1970), cet équipement de luxe discret s’inscrit parfaitement dans l’art de vivre français avec son élégance, sa convivialité et son invitation à prendre son temps.


Valérie de Comme des Français



----

Poursuivez votre lecture avec ces articles



Crédit photo : depositphoto.com