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Les spécialités les plus appréciées pour le goûter

A l’instar du fameux tea time des Britanniques, les Français sont nombreux à apprécier de faire une petite coupure dans l’après-midi en associant une douceur sucrée à une boisson chaude. Du distingué macaron à l’indétrônable Petit Lu, retour sur les spécialités pouvant sublimer ces courts instants de dégustation.

L’art de la pause gourmande selon les régions

Plaisirs gustatifs et art du partage sont 2 composantes essentielles des repas français et le goûter ne déroge pas à la règle. Et, comme souvent au pays d’Auguste Escoffier, chaque territoire a développé ses propres recettes. En voici quelques emblématiques.
Le macaron puise ses racines dans des villes comme Amiens, Cormery ou Montmorillon, où il se présente au 16e siècle sous forme de pâte d’amande et de miel. Aujourd’hui, sa déclinaison en sandwich de 2 coques fourrées est très populaire à Paris mais séduit bien au-delà de la capitale.
Plus au sud, le calisson d’Aix, confiserie provençale en forme de navette née au 15e siècle, offre une alliance unique de melon confit et d’amandes, idéale avec un thé vert.
Sur la côte méditerranéenne, la navette de Marseille, créée au XIIe siècle par les moines de Saint-Victor, parfume le café de ses notes de fleur d’oranger. 
Dans l’est et le centre, le pain d’épices de Reims, Dijon ou d’Alsace, héritage du Moyen Âge, réconforte avec ses épices chaudes, tandis que les biscuits roses de Reims, nés au 17e siècle, invitent à la trempette, traditionnellement dans le champagne, mais tout autant dans un café corsé.
La diversité se poursuit avec la bugne de Lyon, beignet sec et léger particulièrement populaire lors du Carnaval, et avec le gâteau basque dont les versions fines à la crème ou à la cerise noire évoquent le sud-ouest.
Enfin, impossible d’oublier la madeleine si cher à Marcel Proust. Fruit d’une improvisation lors d’un dîner donné pour un duc, le petit gâteau aux œufs en forme de coquillage est indémodable.

Résonances européennes

Cette richesse française trouve un écho dans d’autres traditions européennes du thé.
 
Là où la France privilégie souvent le biscuit sec, le Royaume-Uni célèbre le scone accompagné de clotted cream et de confiture, ou le shortbread écossais au beurre salé.

L’Allemagne propose le Berliner ou le Spekulatius aux épices, rappelant notre pain d’épices, tandis que l’Italie mise sur la légèreté des cantuccini toscans, biscuits aux amandes conçus, comme nos biscuits roses, pour être trempés dans un vin doux ou un espresso. 

Chaque culture possède ainsi sa propre interprétation de l’accompagnement sucré, le point commun de ses différents terroirs étant le goût pour les pauses autour d’une boisson réconfortante ou stimulante.

Les favoris du goûter

Si ces spécialités régionales et historiques constituent un patrimoine précieux, les habitudes de consommation contemporaines, notamment lors du célèbre « goûter » de 16 heures, restent dominées par des valeurs sûres. 
Parmi les biscuits les plus consommés en France demeurent ainsi quelques classiques ayant traversé les générations : 
  • La galette pur beurre qui a depuis longtemps quitté sa Bretagne natale pour s’inviter sur toutes les tables,
  • Le Petit Beurre nantais connu pour sa simplicité et ses 24 “dents” ne devant rien au hasard : les 4 sur la longueur symbolisent les saisons, les 7 sur la largeur les jours de la semaine et les 52 trous représentent les semaines de l’année.
  • Le Petit écolier créé par le même biscuitier nantais en 1927 et dont le petit personnage dessiné, inchangé depuis son origine, fait désormais partie de la pop culture française.

Autant d’incontournables qui, aux côtés des versions modernes de nos spécialités historiques, continuent de rythmer les pauses gourmandes des petits et des grands.

Valérie de Comme des Français


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