A partir de 1842, de nombreux ouvriers travaillaient dans les mines pour extraire le charbon. Grâce à un chevalement (structure métallique qui permettait l’accès à la mine), les mineurs descendaient dans les gisements percés, nommés par un numéro.
Pendant la Première Guerre mondiale, les mines arrêtent de fonctionner et la ville de Lens est ravagée. L’activité minière reprend dans les années 20. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les mines sont dirigées par des sociétés privées qui fournissent du charbon à l’ennemi.
A la fin de la guerre, l’Etat décide de nationaliser cette industrie et d’augmenter la production en investissant dans de nouvelles constructions, comme la tour “19” de Loos-en-Gohelle qui permettait d’extraire 12 000 tonnes de charbon par jour avec seulement 3 000 mineurs.
La plupart des mines fermeront à la fin des années 1980. La dernière exploitée, en Lorraine, a fermé en 2004.
Le travail des mineurs était très pénible et comportait de nombreux risques : écroulements, inondations et grisou (gaz explosif). Les ouvriers bénéficiaient en échange d’un logement gratuit à vie et de plusieurs services et avantages sociaux.
Tout était pensé pour les conditionner au mieux à la vie de mineur et les rendre plus productifs. Ainsi, les maisons étaient pourvues d’un jardin pour compenser les moments passés sous terre et ils avaient obligation de l’entretenir. L’éducation formait les garçons au travail à la mine tandis que les jeunes filles apprenaient à s’occuper d’un foyer. La pratique d’un instrument à vent était également encouragée afin de développer leurs capacités pulmonaires.
Après la fermeture des mines dans les années 80/90, de nombreux ouvriers se sont retrouvés au chômage et une partie des maisons est restée à l’abandon.
Ils permettent aujourd'hui de valoriser ce patrimoine industriel :
Jessica de Comme des Français
Crédit photo : Hôtel du Louvre-Lens ©Gillard Trillard
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