Restés à la postérité pour leurs révoltes ayant profondément influencé le droit du travail, les Canuts travaillaient dans des conditions difficiles au sein du quartier de la Croix-Rousse. Pour se nourrir, ils avaient besoin de plats rapides, nourrissants et peu coûteux. La cervelle de canut est née de cette contrainte : une simple mais rassasiante crème de fromage frais (souvent du fromage blanc ou de la faisselle) assaisonnée d’ail, de persil, de sel et de poivre, parfois relevée d’un filet de vinaigre ou d’un peu d’huile d’olive.
Servie sur des croûtons grillés, elle se mangeait à la cuillère, en entrée ou en encas lors des mâchons lyonnais, ces repas matinaux directement hérités des tisserands de la soie et qui, plus largement, mêlaient viande froide, fromage, charcuterie et vin blanc.
Également appelée claqueret, la faisselle initiale étant claquée pour obtenir la texture crémeuse, son nom n’a pas 1 mais 3 origines possibles :